la Fédération des Arts et Traditions Populaires du Centre et du Massif Central
Diatonique : ce mot barbare signifie tout simplement que cet instrument, dans sa version de base, ne joue que les notes de la gamme dite "diatonique" c'est à dire, par exemple pour la gamme de do, les notes correspondant uniquement aux touches blanches du clavier de piano.
Généralement, l'accordéon diatonique est limité à deux gammes de bases (p.ex. sol/do) et le nombre de notes intermédiaires (dièses ou bémols) est réduit, mais rien n'est figé et il existe de nombreuses variantes.
Deuxième particularité de ce petit (par la taille) accordéon : chaque touche produit deux notes différentes selon que l'on pousse ou tire. Le joueur doit de ce fait synchroniser le soufflet avec la mélodie jouée, ce qui donne à l'instrument un jeu rythmique bien caractéristique.

Pendant ce temps-là la main gauche fait ce qu'elle peut pour utiliser les quelques touches à sa disposition donnant un accompagnement rythmique d'accords et de basses.
Dans la mesure où l'on pousse et tire en même temps sur les deux claviers, l'astuce consiste à combiner harmonieusement mélodie, accords de basses et rythme !
La cabrette est une cornemuse. Au début du siècle les Auvergnats sont plusieurs centaines de milliers à se regrouper dans divers quartiers de Paris. La cabrette (autrement appelée musette) est le plus généralement gonflée par un soufflet placé sous un des coudes du cabrétaire. Elle n’a pas de bourdon en activité, bien qu’il ait existé une cabrette à petit bourdon. Les tonalités sont diverses, la musique va des sons les plus graves jusqu’au plus aigus.
La cabrette est essentiellement un instrument de soliste. Plusieurs générations de musiciens ont développé sur cette cornemuse monodique un style très particulier immédiatement identifiable.
L’absence de ce bourdon, caractéristique des autres cornemuses, a permis aux joueurs de cabrette d’utiliser la note dominante grave, à la fois comme effet rythmique et comme pédale harmonique.


C’est de là que vient l’effet de morse que procure la première écoute sur certaines œuvres.
Les mélodies de cabrettes sont presque toujours construites autour d’une tonique située au milieu du hautbois. L’autre caractéristique de la cabrette est le travail du son qu’effectue le cabrétaire sur chaque note. Les morceaux débutent en général par un appel, qui permet de prévenir que l’on va jouer et de donner le rythme du morceau.
C’est une signature personnelle, car les musiciens ont chacun leur propre façon de faire l’appel et le final de leurs morceaux.
C’est le jeu soliste qui permet le plus de percevoir les possibilités techniques de l’instrument.
La vielle est d'origine européenne. On en trouve les premières traces vers 1100. Si le principe de fonctionnement est à peu près resté le même depuis son origine, la vielle a subi quelques modifications avec le temps. A partir du 13ème siècle, l'instrument subit une évolution par la recherche d'un confort pour les joueurs. Il devient plus court, et sa manipulation ne nécessite plus qu'une seule personne. Désormais on pousse les touches vers soi. Mais détrônée par l'orgue, qui accompagne de plus en plus les chants religieux, la symphonie devient vite profane du fait de l'extension de son répertoire, souvent dansé. Au 14ème siècle, on la trouve aussi bien dans les églises, à la cour des Rois, que chez les bandits.  Quant à sa forme, elle passe du rectangulaire, à l'ovale trilobée, forme que l'on retrouve dans les représentations de vielleux du peintre français « De La Tour ».

Les accords ne seront codifiés qu'au 18 ème siècle. Les premières méthodes apparaissent, ainsi que la notion de "coups de poignets". La vielle entre partout, elle devient un instrument à la mode. Un luthier de Versailles, dénommé Bâton, coupe le manche d'un luth, et se sert du corps pour faire une caisse de vielle.

Nous sommes alors en 1720. Mais les progrés faits en lutherie pour le violon réduiront ce succès. La Révolution française achèvera ce travail par la destruction de nombreuses vielles, considérées comme instrument bourgeois et noble.

L'origine du mot violon remonte au plus profond du XVIème siècle. Ce terme semble attaché à la fois au rebec, violes, lyres, vielles et autres gigues. Il était classé dans le genre des instruments hauts. Au XVIIème siècle, les luthiers se penchent sur son cas et, à force de recherches et de travail, parviennent à affiner son timbre et à lui offrir des qualités qui le font apprécier du publique, mais aussi des théoriciens. C'est en Italie que le violon va faire ses premières armes, car en France, il restera encore discret pendant quelques décennies.  Mais au XVIIIème siècle, il en est tout autrement. Les efforts conjugués des luthiers et de grands interprètes amènent le public à apprécier les sonorités et la virtuosité de cet instrument. L'École Française de Violon est née et rayonnera sur toute l'Europe. Elle annonce les prémices du Romantisme. Le violon est formé de 83 à 85 pièces. La caisse de résonance légèrement bombée, légère doit être suffisamment solide pour résister à la tension engendrée par les cordes. Sur le devant est la table et ses ouïes et à l'opposé se trouve le fond (ou table du dessous).

Les côtés se nomment éclisses. Puis nous trouvons : la touche, prolongée par le manche, le chevillier (et ses chevilles) et, enfin, la volute.
En ce qui concerne les cordes, elles sont rattachées d'une part au cordier, passent sur le chevalet pour venir se fixer sur les chevilles du chevillier. C'est à l'aide de ces dernières que le violoniste accorde l'instrument. La dernière pièce essentielle, mais que l'on ne voit pas, est l'âme. C'est une petite tige cylindrique en bois, placée entre le fond et la table. Elle compense la pression exercée par les cordes. Et la qualité du son dépend de la place de cette âme. Quant à la mentonnière n'apparaîtra qu'au XIXème siècle.


Le 19ème siècle verra sa renaissance dans les campagnes. Ce sera même l'âge d'or de la vielle à roue en France, et ce jusqu'au début du 20 ème siècle. Puis, la vielle se retrouve détronée par l'accordéon diatonique qui apparait mieux adapté pour les airs en vogue. A partir des années 1970, la vielle renait doucement, notamment auprès des jeunes.
La flûte traversière est un instrument à vent de la famille des bois. La flûte traversière partage avec les instruments de la famille des flûtes, la méthode de production du son : l'air soufflé est mis en vibration par un biseau disposé à l'embouchure.
Le terme traversière est lié à la position de jeu de l'instrument par rapport à la bouche du flûtiste, par opposition à de nombreuses autres flûtes. La flûte « traverse » la bouche, contrairement à la plupart des instruments à vent et à la flûte à bec en particulier (flûte droite).
Elle est constituée de 3 parties : la tête, le corps et la patte (d'ut ou de si en fonction du modèle). Elle mesure environ 67 centimètres, cela dépend si la flûte comprend ou non une patte de si (pour jouer le si grave). Elle a une étendue d'environ 3 octaves, à partir du do grave (ou du si). La flûte est souvent utilisée comme instrument solo dans les orchestres, orchestres à vent ou ensembles de flûtes. Lorsqu'elle est en bois, on l'appelle "traverso".
La grande flûte se compose de trois parties séparables :
•Une tête, aussi appelée embouchure. Elle comprend une plaque percée d'un trou ovale dans lequel on souffle pour produire le son. L'extrémité supérieure de l'embouchure est fermée par un bouchon de bois ou de liège tenu entre deux plaques de métal. L'accord de l'instrument est effectué en enfonçant plus ou moins l'embouchure dans le corps, ce qui a pour effet de modifier la longueur de la colonne d'air.
•Un corps qui porte des clés et des plateaux actionnées par les doigts. Ils servent à boucher les trous afin de produire les différentes notes.
•Une patte qui prolonge le corps principal. La patte porte également plusieurs clés et peut être en ut ou en si. Elle est alors appelée "patte d’ut" ou "patte de si".
L'instrumentiste émet un filet d'air qu'il dirige sur le biseau du trou de l'embouchure. La mise en vibration de la colonne d'air contenue dans le tuyau de la flûte produit le son. La fréquence de ces vibrations, et donc la hauteur de la note émise, dépend de la longueur acoustique de tuyau mise en vibration. Cette longueur peut être modifiée par la combinaison d'ouverture et de fermeture des trous (les doigtés). Le flûtiste produit alors les notes du registre grave de l'instrument. Pour jouer dans les registres medium et aigu, le musicien modifie l'angle d'attaque et la pression de l'air sur l'embouchure. Le son ainsi obtenu correspond aux harmoniques du son fondamental. La pression et la vitesse de l'air influent également sur le timbre du son et la justesse des notes
.
La guitare est un instrument à cordes pincées. Les cordes sont disposées parallèlement à la table d'harmonie et au manche, généralement coupé de frettes, sur lesquelles on appuie les cordes, d'une main, pour produire des notes différentes. L'autre main pince les cordes, soit avec les ongles et le bout des doigts, soit avec un plectre (ou mediator). Sa variante la plus commune a six cordes.
Les Maures apportèrent les premières guitares en Europe, en Espagne au Xe siècle. La forme moderne est apparue dans ce pays, après différentes évolutions des guitares latines et mauresques, sans doute en passant par la vihuela. Bien que voisine du luth, elle constitue une famille différente et leurs évolutions sont distinctes.
La guiterne était un instrument populaire durant le XIVe siècle. La guiterne était jouée avec un plectre, avait un corps plat, le corps et le manche étaient construits d’une même pièce de bois et avait habituellement quatre cordes simples.
Les Frères Escudier écrivent dans leur Dictionnaire de Musique, de 1854 : « On ne sait rien de certain sur l'origine de cet instrument. On pense généralement qu'il est aussi ancien que la harpe, et que les Maures l'ont apporté en Espagne, d'où il s'est ensuite répandu au Portugal et en Italie. Du temps de Louis XIV, il était fort à la mode en France ; mais la vogue qu'il eut fut de courte durée, et après avoir brillé d'un éclat tout nouveau, il y a quelques années, sous les doigts d'artistes forts habiles, il est aujourd'hui presque complètement abandonné comme le plus ingrat et le plus monotone des instruments5 ». En effet, la guitare connut une vogue extraordinaire en Europe du Nord pendant le premier tiers du XIXe siècle, qui fit parler de guitaromanie, avant d'être éclipsée, comme instrument domestique et de salon, par le piano, tandis que son faible volume sonore lui interdisait, en pratique, le con
cert.
La mandoline est un instrument de musique à cordes pincées originaire d'Italie. C'est un petit luth à manche court répandu tout autant dans la musique classique que populaire ou traditionnelle, notamment dans les pays méditerranéens, mais c'est la chanson napolitaine qui lui a donné ses lettres de noblesse. Longue de 70 à 75 cm, la mandoline comporte une caisse de résonance bombée en lamellé-collé, une table d'harmonie avec une grande ouïe centrale ovale, un manche court, étroit et muni de frettes, se terminant par un chevillier qui sert à accrocher les cordes.
On distingue deux grands types de mandolines :
•la mandoline milanaise ou mandurina, à six cordes doubles - le plus souvent en boyau, jouées avec les doigts, ou en acier, jouées avec un plectre - accordées à l'unisson comme suit : sol2, si2, mi3, la3, ré4, sol4. L'instrument actuel s'accorde toutefois souvent comme la guitare. Elle dérive directement des instruments appelés quintern par Sebastian Virdung dans son Musica getutscht (1511) et pandurina par Michael Praetorius dans son Syntagma musicum (1619). Sa caisse de résonance est en forme d'amande, son dos bombé est composé de côtes en bois dur, et sa table d'harmonie comporte une ouïe circulaire.
•la mandoline napolitaine ou mandolino est apparue dès le XVe siècle, comme l'attestent quelques documents iconographiques. La première source écrite mentionnant cet instrument, due à Francesco Redi, date de 1685. D'après Richard Campbell, il existerait encore 3 exemplaires de mandoline napolitaine, datant respectivement de 1609, 1655 et 1660. C'est actuellement la mandoline la plus répandue, sa caisse adopte la forme d'une larme, et son dos est également bombé, comme celui du luth. Elle s'éloigne cependant de ce dernier, notamment par sa table d'harmonie percée d'une ouïe ovale - à côté de laquelle est incrustée une plaque d'écaille ou de bois dur évitant ainsi à l'instrument d'être endommagé par les coups de plectre - et par son dos encore plus bombé. Elle est munie de quatre cordes doubles en acier accordées en quintes (comme le violon) : soit sol, ré, la et mi (G D A E), du grave vers l'aigu.

Elle est composée d'un fût qui peut être en bois, en aluminium, en acier ou en divers alliages à base de cuivre, de deux peaux (de frappe et de résonance), de parties métalliques fixes ou mobiles comme le timbre qui la différencie du tambour. Les peaux peuvent être d'origine animale ou synthétique. Elle partage plusieurs caractéristiques des autres éléments d'une batterie, à savoir la grosse caisse et les toms (aiguë, médium et grave). Elle est souvent fixée sur un trépied mais peut aussi être fixé à une sangle notamment pour la Samba.





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